Nîmes, ma ville

 

 

Nîmes, dont l’origine remonte à une période qu’on ne saurait fixer, doit sa naissance à la source qui s’échappe au pied de la colline que domine la Tour Magne.

Nîmes est situé dans une région de transition entre deux vieilles provinces bien différentes en tous points : la Provence et le Languedoc, et la soudure de deux pays bien distincts, la plaine et la montagne ; l’un tout d’alluvions, formé par la plaine de Nîmes et la Costière, qui s’étendent jusqu'à la mer ; l’autre, constitué par la garrigue, qui va s’adosser aux Cévennes.

 

LES ARMOIRIES DE LA VILLE DE NÎMES

 La palme de nos armoiries symbolise la victoire d’ACTIUM, remportée par CESAR OCTAVE  (puis l’empereur AUGUSTE) sur ANTOINE, et le crocodile l’EGYPTE vaincue et attachée à une palme.

COL NEM signifie colonie de NÎMES « Colonia Nemausensis »

 

LES SEPT COLLINES DE NÎMES

 On a dit que Nîmes, comme Rome avait 7 collines. Topographiquement parlant, il n’y a que 3 collines dans Nîmes Gallo-romain, mais comme pour le renom de la cité d’AUGUSTE, il en fallait 7, à l’image de Rome. On trouva celles-ci en faisant de noms de quartiers des collines.

Quelles sont les 7 collines de Nîmes ?

Combien de Nîmois pourraient répondre  à cette question ?

Tout le monde en parle, personne ne les connait, tant il est vrai qu’on ignore souvent ce qui nous touche de plus près.

Les 7 collines de Nîmes, en allant de l’Est vers l’Ouest sont :

-        Le Mont Duplan, le « Podium Judaïcum » parce que les juifs y ava ient autrefois leur cimetière sur cette colline.

-        Le Crémat, le « Podium Crematum » où sur cette colline fut martyrisé St Baudile

-        Le Puech Ferrier, le « Podium Ferrarium » limité à l’ouest par la rue de la Lampèze. C’est sur cette colline qu’en 1687 fut établi « le Fort »

-        La Lampèze de « Mansus de Lampade » colline plantée d’oliviers relevant du Sacristain de la Cathédrale, lequel devait fournir l’huile nécessaire à la Lampe du Saint Sacrement suivant un acte de 1380.

-        La Tour Magne, le « Mont Excelsus » ou « Turris Magna » elle comprend tout le massif environnant la célèbre Tour et dominant toute la région nîmoise.

-        Le Combret, « Mons de Combeto » ou « Podium Combeto » ou  Mont Combret ou Canteduc ou Puech Canteduc, le Puech où chante le petit duc ou hibou.

-        Le Montaury, le « Mons Aureus », le Mont d’Or, la montagne dorée par le soleil.

 

Conservons à Nîmes son titre de ville aux 7 collines que lui  a donné la légende, bien que son extension actuelle lui ait permis de se développer sur d’autres collines. Soyons traditionnalistes en cette occasion  malgré l’inexacte vérité topographique et ainsi avec REBOUL nous pourrions écrire :

  

… le Nîmois est à demi Romain

Sa ville fut aussi la ville aux sept collines

Un beau soleil luit sur de Grandes ruines

Et l’un de ses enfants se nommait ANTONIN.

  

LA GARRIGUE

 Le terme de « garrigue » est employé couramment  pour désigner des terrains d’âge  géologique bien différents où domine l’association du chêne vert et d’un sol calcaire. De la roche et toujours de la roche, de la pierre et toujours de la pierre, des cadereaux où jamais l’eau n’y a passé, des masets, des murs de pierre sèche, des oliviers, des cyprès, des kermès … Telle est la banlieue des Nîmois et la patrie bien aimée des cigales.

 

LE MASET

 Le mot « Maset » est un diminutif du mot « Mas » venu du latin « Mazada , Mansio, Mansas ». Le maset est donc un petit Mas dans un petit champ avec une petite maison ; c’est ainsi qu’on le conçoit à Nîmes. Généralement le champ est clos de murets de pierre sèche, le « Masetier », toujours fier de son  maset, aime venir s’y délasser et respirer le grand air.

Combien y a-t-il de masets dans la garrigue ? Le saura-t-on jamais ! Il y en avait 614 en 1832, et 4193  en 1930 inscrits sur les registres cadastraux … et combien de non inscrits ? Depuis, le nombre de constructions dans la garrigue a considérablement augmenté car Nîmes envahit de plus en plus ses collines.

 

INFLUENCE du MASET sur le CARACTERE du NÎMOIS

 Le Nîmois passe pour avoir un caractère volontaire, combatif, persévérant … « es reboussié » dit-on en langage populaire. Peut-être trouverait-on l’origine de ce caractère particulier en étudiant attentivement le rôle du masetier.

Le Nîmois n’a-t-il pas eu d’abord à lutter contre la nature elle même, contre son sol si ingrat et si peu propice à toute culture ? Ne doit-il pas lutter contre les orages qui ravinent son enclos et apportent au loin le peu d’humus qu’à grand peine il arrive à incorporer à sa terre ? Ne doit-il pas lutter, en outre, contre le vent dont la violence  brise souvent les quelques plantes  qu’au prix des plus grands efforts il arrive à faire pousser dans son champ ?  Ne doit-il pas, enfin, lutter chaque été contre la sècheresse et contre le soleil ardent ?  Et cependant, dans cette lutte sans merci, le masetier arrive toujours à vaincre les obstacles qui se dressent devant lui ; et ce, grâce à une persévérance et une ténacité dont il n’est peut-être pas exagéré de dire qu’elles sont à l’origine de ce caractère volontaire, combatif et persévérant qu’on lui attribue non sans quelque raison.    

 

                                                                         Lou Réboussié, Jean-Claude Perrières

 (Bibliographie : « Nîmes » par J. IGOLEN)

 

 

Accueil

 

 

 

Début de page